Le futur complexe aquatique Arago à La Roche-sur-Yon, réalisé par l’agence BVL Architecture, se veut ambitieux et complémentaire de l’offre de la piscine actuelle. L’objectif est d’offrir  aux habitants de l’agglomération et à tous les autres visiteurs un nouvel équipement plus ludique, adapté à la fois aux activités scolaires et sportives de haut niveau.

Le 15 décembre 2015, les élus de La Roche-sur-Yon Agglomération ont approuvé le programme de transformation de la piscine Arago en complexe aquatique. L’extension et la rénovation de cet équipement aujourd’hui vieillissant étaient une des grandes priorités du projet de territoire. L’agence BVL Architecture a gagné le concours d’architecte en juin 2017. Si le chantier de la patinoire est assez simple (bardage extérieur et isolation thermique), ce n’est pas le cas de l’espace centre aquatique où les travaux sont d’une autre importance.

La grande halle bassin est déclinée en plusieurs sous-espaces d’eau correspondant visuellement les uns avec les autres permettant d’offrir une notion de grand plan d’eau et d’en faciliter la surveillance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un site divisé en trois pôles
Le futur complexe aquatique s’articule en trois pôles : le nouvel espace ludique famille, le pôle bassin nordique et l’espace aquatique nage et apprentissage. A ces trois pôles, s’ajoutent les espaces extérieurs loisirs, les annexes baigneurs, le pôle “administration-clubs nautiques-réception-locaux du personnel”, l’espace bar-restaurant et l’accueil principal, et enfin l’ensemble des locaux techniques et des espaces extérieurs.

Le pôle aquatique ludique disposera de surfaces d’eau doublées par rapport à l’existant. D’une surface totale de 2 295 m², il sera composé d’un bassin d’activités de 180 m², d’un bassin ludique de 385 m², d’une rivière en dénivelé d’environ 110 m de long, avec quatre espaces banquettes à bulles accessibles aux personnes à mobilité réduite, de trois toboggans (un de 50 m de long et deux de 70 m), d’une pataugeoire intérieure de 60 m² et 250 m² dédiés au bien-être, avec spa, sauna, hammam et solariums. “Le grand bassin de loisirs occupe la partie sud-est du projet. Ce bassin multifonctionnel propose une surface d’eau décomposée en sous-zones d’apprentissage, de loisirs avec nage à contre-courant et jeux d’eau bouillonnants, aptes à satisfaire tous les âges et les envies. Par ailleurs, la rivière et les toboggans font partie des éléments majeurs du futur équipement aquatique, tant en termes d’attraction, que d’image. C’est pourquoi sa situation géographique au sein de l’équipement est mûrement réfléchi. En proue sud de l’équipement, cet espace, rare dans les centres aquatiques actuels, officie à la fois de vitrine et de rayonnement et comme un signal fort de l’architecture du projet. Située dans la continuité volumétrique des vestiaires et inscrite sous une grande hauteur dans un cube largement vitré, la rivière offre ses façades transparentes et lumineuses au sud et à l’est du site” argumente Frédéric Camus, architecte en charge du projet.

A l’extérieur, le bassin nordique mesurera 50 x 21 m (8 couloirs). Une tribune d’environ 600 places partiellement couvertes de toiles amovibles sera également réalisée. En complément, les baigneurs auront accès à une pataugeoire de 60 m², des plages d’eau sur une surface de 300 m², un espace fitness entretien, une aire de pique-nique, un solarium…

Enfin, l’ensemble des locaux techniques occupent le sous-sol en s’appuyant sur la base existante, ils sont dimensionnés de manière à en assurer l’évolution et l’implantation aisée des filtres et du traitement d’air tout en conservant l’accès actuel et son espace de livraison et de service existant.

Le bassin nordique est protégé des vues et des nuisances par une basse et discrète bande construite abritant, sanitaires, annexes et rangement pour le club.

Deux phases de travaux
“Compte tenu de la vétusté importante des espaces ludiques et du sous dimensionnement des annexes baigneurs, des enjeux d’offrir un projet répondant au mieux aux attentes du maître d’ouvrage, et dans un souci d’optimisation de l’exécution des travaux, il était nécessaire de déconstruire des zones bâtiments en cohérence avec le phasage des travaux” indique Frédéric Camus. Ainsi, il a été décidé de diviser les travaux en deux grandes phases.

En amont de la première phase de travaux, la déconstruction complète du pôle ludique bâti et de la piscine d’été extérieure, ainsi que la partie clubs nautiques. Cette première phase (mars 2018–février 2020) consistera à construire le pôle ludique famille, les annexes baigneurs (individuels et collectifs), le pôle bassin nordique, le pôle “administration-clubs nautiques-locaux du personnel-réception”, les locaux techniques en sous-sol et les espaces loisirs extérieurs.

Avant le début de la deuxième phase de travaux (mars 2020 et octobre 2021), il y aura la déconstruction complète des annexes baigneurs individuels, collectifs, et des locaux du personnel. Par la suite, les sociétés se chargeront de la construction des annexes baigneurs individuels et de l’aménagement des espaces extérieurs. Cette seconde phase sera surtout marquée par la restructuration de différentes zones (l’espace accueil principal du complexe, le bar-restaurant, le pôle aquatique “nage et apprentissage” et locaux techniques), la réfection des façades de l’ensemble du complexe ou encore la mise en conformité des installations électriques et du système de sécurité incendie de l’ensemble du complexe.

Le principe architectural
La structure de la halle est en lamellé-collé avec sous-tension métallique, renforçant la légèreté de l’ensemble. La toile tendue micro perforée vient faire disparaître toute structure apparente pour des espaces plus connexes comme la zone balnéo, la rivière et la pataugeoire notamment. “La volonté première de la conception est avant tout la mise en valeur des plans d’eau, leur surface, leur dessin, leur relation visuelle et leur interaction sont les éléments majeurs du futur équipement. L’équilibre et le choix restreint de matériaux à mettre en œuvre favorise cette réelle volonté de mise en valeur de l’eau sous toutes ces déclinaisons de pratique” ajoute l’architecte. L’objectif était également de passer d’un site hétérogène à un équipement à l’écriture simple, pure et homogène.

Les 2 483 m2 de surface aquatique prévus vont permettre à l’établissement d’avoir une fréquentation maximale instantanée de 2 200 baigneurs.
Un nouveau départ pour le complexe aquatique de la Roche-sur-Yon

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