Clermont Auvergne Métropole, avec près de 300 000 habitants, dispose de cinq piscines : deux à Clermont-Ferrand, une à Chamalières, une à Cournon-d’Auvergne et une à Lempdes. Des équipements en constante évolution pour un meilleur service public.

Cyril Brouzes dirige le service des équipements nautiques de Clermont Auvergne Métropole depuis mai 2017. Il connaît bien les différentes structures car après son parcours universitaire à Clermont et l’obtention de son BEESAN, il a travaillé successivement au centre aquatique Les Hautes-Roches à Chamalières (en contrat d’apprentissage) et à la piscine Androsace à Cournon-d’Auvergne (comme maître-nageur titulaire après son concours d’ETAPS), avant de devenir chef de bassin au sein de la piscine Marcel-Boubat à Lempdes.

Un plan piscines pour accompagner la politique sportive
Depuis 2011, la collectivité a lancé un vaste plan piscines concernant les cinq établissements. “Le premier projet a permis la construction de la piscine Androsace à Cournon-d’Auvergne, avec deux bassins en inox : un bassin de 25 m (275 m2), un bassin d’apprentissage (132 m2) et une pataugeoire d’une surface de 34 m2 et des jeux extérieurs, pour un coût total de 5,5 millions d’euros HT. Ensuite, en février 2015, la piscine Marcel-Boubat a été rénovée pour accueillir désormais deux bassins de 25 m (un à l’intérieur et un à l’extérieur) et une pataugeoire extérieure (6,3 millions d’euros TTC de travaux). En 2018, c’est le stade nautique Pierre-de-Coubertin qui a subi une importante réhabilitation (8,5 millions d’euros HT), tout en restant ouvert durant le chantier. En plus du bassin olympique couvert par un toit mobile, un bassin ludique, un toboggan et une fosse à plongée, nous avons ajouté un bassin de 33 m de long avec un mur mobile, des vestiaires collectifs pour les scolaires, un espace détente et une aire de jeux. Actuellement, nous travaillons sur le projet de rénovation du centre aquatique Les Hautes-Roches. Pour cette ancienne piscine datant de 1976, l’objectif n’est pas de rénover les bassins (bassin olympique couvert, bassin à vagues, toboggan…), mais plutôt la structure, l’accueil, la construction de nouveaux vestiaires et d’un espace bien-être et moderniser toute la partie technique (toiture, traitement d’eau) pour réduire les dépenses énergétiques. Le tout, pour un total de 9,6 millions d’euros HT” décrit Cyril Brouzes. Enfin, le dernier établissement, la piscine Jacques-Magnier ayant besoin d’importants travaux, la Métropole travaille sur la construction d’une nouvelle structure.

Des sites complémentaires
L’une des forces de l’offre aquatique de Clermont Auvergne Métropole est de disposer de sites complémentaires, avec un total de 14 bassins (dont 2 de 50 m, 5 de 25 m, 1 fosse à plongée de 15 m de profondeur, 2 bassins d’apprentissage…), trois aires de jeux extérieures et un espace détente. De plus, chaque piscine accueille des élèves de primaires : 700 classes par an, soit 130 000 passages par an, à raison d’une fois par semaine durant 8 semaines. Un projet pédagogique est mis en place pour les élèves du CP au CM2. En 2018, les 5 piscines ont comptabilisé 825 000 entrées dont 55 % de grand public, 25 % de clubs et 20 % de scolaires. Et en 2019, le chiffre sera en augmentation d’après le responsable du service.

Une offre globale
Depuis 2015, les usagers peuvent acheter un Pass + permettant d’entrer, avec une carte unique, dans les 5 piscines et la patinoire de la collectivité. “Un nombre de points est décompté pour chaque entrée, selon la piscine. Ainsi, la gestion est facilitée car auparavant chaque piscine possédait sa propre carte d’abonnement, entraînant des problèmes de continuité d’activité lors des fermetures. Les retours sont très positifs de la part des usagers et la hausse globale de fréquentation depuis n’est certainement pas étrangère à cette mise en place” indique Cyril Brouzes.
Par ailleurs, des activités sont proposées dans chacune des cinq piscines : jardin aquatique, aquaphobie, aquagym, aquabike, aquafit…
En 2019, 17 818 personnes ont participé à ces activités (37 créneaux hebdomadaires en période scolaire). “Depuis mars 2018, nous avons mis en place les réservations en ligne alors qu’auparavant les activités fonctionnaient par trimestre. Désormais, les usagers ont davantage de visibilité et les cours sont encore plus fréquentés (ils sont presque remplis à 100 %). Bien évidemment après seulement un an et demi, nous ne sommes pas encore à 100 % efficients, nous allons développer et améliorer l’interface visuelle et les réservations de manière générale, en collaboration avec notre prestataire” ajoute le responsable du service piscines.
De plus, une forte implication du personnel est à noter pour le développement de projets (soirées évènementielles, projets développement natation scolaire…) afin d’améliorer le service. 

Une gestion en régie
Pour gérer ces cinq établissements, Cyril Brouzes peut compter sur un service de 110 personnes : 44 maîtres-nageurs,
42 agents techniques, 13 agents de caisse et d’accueil et 11 agents administratifs.
Et aussi un pôle administratif au sein de la direction des sports. “A l’origine, les personnes sont attitrées par site, mais le contexte économique fait que nous mutualisons désormais les postes et le matériel. En effet, certains agents se déplacent ponctuellement dans d’autres piscines pour certaines missions (en cas de fermeture, d’événement organisé…). De manière générale, ces stratégies cassent la monotonie et permettent une ouverture d’esprit favorable à la montée en compétences des agents. Par exemple, un expert sur un domaine précis peut se déplacer sur une piscine afin de former un ou plusieurs collègues. C’est d’autant plus important que nous avons toujours souhaité entretenir les piscines en régie afin d’être davantage réactif et ne pas dépenser plus pour des prestations que nous pouvons effectuer, le personnel est investi et force de proposition dans cette mise en place” argumente le chef de service.

Diminuer les consommations de fluides
Dès le départ, les élus ont fait le choix de mettre en place des tarifs d’entrée accessibles (de 2,20 euros avec un tarif réduit jusqu’à 3,60 euros pour un plein tarif), tout en accueillant un maximum de scolaires et d’associations afin de répondre à leur obligation de service public. Ainsi, les 1,6 million d’euros de recettes sont loin de compenser les 8 millions d’euros de charges de fonctionnements (directes et indirectes) incluant les salaires des agents, les fluides, les missions RH… Néanmoins, un important travail a été mis en place pour optimiser davantage ce fonctionnement, comme l’explique Cyril Brouzes : “nous avons actuellement des tableaux de bord pour contrôler les consommations de fluide (eau, gaz et électricité). Le projet est le développement d’une gestion technique centralisée pour obtenir les informations en temps réel des consommations pour optimiser le pilotage des énergies. En complément, s’ajoutent l’installation de détecteurs de présence, la transformation des éclairages en basse consommation, la mise en place de variateurs de pompe pour réaliser des économies d’énergie en diminuant les dépenses et l’usure du matériel… De plus, suite à l’arrêté réformant l’obligation de vidange paru en septembre 2016, nous réalisons désormais une vidange annuelle au lieu de deux”. Preuve d’une véritable volonté de la Métropole de s’engager dans une démarche de transition énergétique et écologique.

Outre l’optimisation des dépenses, les différents travaux sur l’ensemble des piscines permettront d’accueillir des compétitions dans le futur, particulièrement le stade nautique Pierre-de-Coubertin avec des compétitions jusqu’en Nationale 1. Un objectif pour les élus afin de développer l’attractivité du territoire.

Optimiser le pilotage des énergies

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