La Ville de Gérardmer, station touristique des Hautes Vosges avec
10 000 habitants permanents, a lancé son projet de rénovation d’un complexe sportif comprenant une piscine, une patinoire et un bowling.
Si les deux derniers ne subiront qu’un lifting, la première sera profondément transformée.

Au-delà de la nécessité d’intervenir sur l’architecture et les installations techniques de ce complexe sportif (piscine patinoire bowling), construit en 1980, l’objectif était également de s’adapter aux nouvelles attentes de la clientèle locale et touristique afin que cet équipement structurant pour le territoire gagne encore en attractivité. “Ainsi, dans le cadre de notre programme municipal de 2014, nous avons souhaité travailler sur la rénovation de ce site qui accueille actuellement 100 000 personnes par an” explique Jean-François Duval, adjoint au patrimoine bâti de la Ville de Gérardmer.

Le choix de la reconstruction partielle
La collectivité a travaillé avec D2X International comme assistant à maîtrise d’ouvrage pour finaliser le programme, comme l’indique l’élu : “Nous avons mené une importante réflexion afin de savoir s’il fallait rénover ou construire un nouvel établissement. Or, lors des études réalisées, il s’est avéré qu’il était plus judicieux de démolir l’espace piscine, qui ne correspondait plus aux normes actuelles, notamment en termes d’accessibilité, tout en gardant la partie patinoire et bowling pour effectuer une simple réhabilitation. Nous ne pouvions pas non plus nous permettre de reconstruire l’ensemble pour des questions budgétaires. Bien évidemment, en amont, nous nous sommes rapprochés des utilisateurs (clubs, établissements scolaires, associations…) pour connaître leurs besoins”.

Une piscine tournée vers le ludique et le bien-être

Du côté de la piscine, une déconstruction totale de l’espace va être opérée, seule sera conservée la cuve en béton du bassin de 25 m. Au programme : la création d’une nouvelle pataugeoire ludique avec jeux d’eau de 65 m2, d’un bassin double de 270 m2 équipé de jeux d’eau et couloirs de contre-courant pour la partie ludique et pour les animations, d’un toboggan de 70 m extérieur (mais avec le départ et l’arrivée en intérieur) avec des animations sons et lumières, des nouvelles plages autour des bassins et divers aménagements extérieurs (800 m2 de plage minérale et 500 m2 de plage engazonnée).
Par ailleurs, il y aura également un espace bien-être de 150 m2 avec une salle de cardio-training de 80 m2 (avec une dizaine de machines autonomes), ainsi qu’une zone avec sauna, hammam, bain froid, douches à jets multiples, zone de détente et un bassin nordique de 40 m2Par ailleurs, le bâtiment de 1 650 m2, comprenant la patinoire de 80 x 20 m et le bowling (6 pistes) sera remis en conformité, notamment au niveau incendie, accessibilité, mais aussi du point de vue structurel. En effet, la toiture sera changée afin de pouvoir résister aux surcharges dues à la neige en hiver. De plus, les vestiaires seront remis aux normes ainsi que les locaux techniques et l’espace pour le personnel (douches,
vestiaires, salle de réunion, WC). Enfin, le bâtiment va accueillir un nouveau mur d’escalade de 8 m de haut avec 12 voies.

Les caractéristiques techniques
Durant de nombreuses années, de 1980 à 2010, la piscine a bénéficié d’une dérogation afin de pouvoir utiliser le PHMB, un produit inodore avec un effet floculant et un pouvoir
rémanent important qui évitait d’insérer du chlore en complément. Or, ce produit n’est plus autorisé pour la désinfection des eaux de piscines recevant du public depuis 2010. “Nos élus étant contre le chlore, nous avons opté, depuis 2011, pour le traitement à l’ozone et nous en sommes pleinement satisfaits. Nous allons donc continuer avec ce système pour la future piscine” justifie Pascal Groscolas, responsable adjoint des services techniques de Gérardmer. “De plus, avec le choix de l’ultrafiltration des eaux de lavage, nous économiserons environ 5 000 m3 d’eau par an.
Concernant le chauffage, l’établissement va garder une chaufferie bois biomasse qui alimente une pompe à chaleur à absorption. “La consommation est estimée à 310 watts/h, soit un coût annuel très faible. Nous consommons 600 tonnes de bois par an à 59 euros HT la tonne. Comme le bâtiment sera mieux isolé, la facture ne devrait pas être plus élevée malgré la surface supplémentaire” ajoute Pascal Groscolas. En outre, le bâtiment bénéficiera, comme la majorité des structures communales de la gestion technique centralisée qui permet d’optimiser les besoins énergétiques en fonction de l’occupation.

Une gestion en régie
Favorable à la gestion en régie, les élus souhaitent garder ce mode d’exploitation, comme pour les autres structures de la ville (y compris la station de ski alpin). Jusqu’à présent l’équipe était composée d’une quinzaine de personnes pour l’ensemble du complexe, les postes d’entretien et de caisse étant mutualisés. Avec le nouvel équipement, une à deux personnes supplémentaires devraient être embauchées.
Les travaux devraient commencer entre fin novembre et début décembre pour une durée de 14 mois. Ainsi, la livraison devrait avoir lieu début 2020.

Restructuration et extension à Gérardmer

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