Après deux ans d’attente, les habitants de la Communauté de commune du Haut Val d’Oise vont pouvoir profiter d’un nouveau centre aquatique avant la fin du deuxième trimestre. Il utilisera le système de géothermie pour chauffer l’air et l’eau des bassins.

Après réflexion, la collectivité a privilégié une nouvelle construction plutôt qu’une rénovation lourde afin de maintenir l’accueil des usagers.

En 2010, lorsque la Communauté de Communes du Haut Val d’Oise (CCHVO) a repris la gestion de la piscine à la place du syndicat intercommunal, elle a travaillé sur les travaux à réaliser. En effet, la piscine existante, construite en 1976, nécessitait d’importantes améliorations pour redevenir compétitive. “Après études, entre une rénovation lourde et une nouvelle construction, la différence d’investissement était seulement d’environ deux millions d’euros TTC avec une fermeture de près de 20 mois. Nous avons donc décidé de construire un nouvel équipement permettant de maintenir l’accueil des scolaires, des associations et du public pendant les délais de construction. Concernant le choix du site, nous nous sommes orientés sur la commune de Beaumont-sur-Oise qui est centrale par rapport à notre territoire” précise Alain Garbe, vice-président de la CCHVO.

Un site quelque peu particulier, comme l’indique Etienne Chauvelier, architecte en charge du projet pour l’agence Arcos Architecture : “Le terrain, choisi pour son implantation stratégique (proximité d’équipements scolaires et sportifs, forte visibilité) était soumis à des contraintes de protection du patrimoine architectural, de par la présence de vestiges gallo-romains identifiés par la DRAC lors de fouilles préalables. De ce fait, le parti de départ était de mettre l’ensemble des activités publiques sur un plateau “hors-sol”, posé sur un niveau rez-de-chaussée technique. Le tout fondé sur des pieux dont l’implantation évite soigneusement les vestiges historiques protégés par plusieurs mètres de remblai”.

 

Un bâtiment de 3 654 m²

Sur une emprise foncière de plus de 10 600 m², le nouveau bâtiment dispose d’une superficie de 3 654 m². Particularité du site, il est soumis à des contraintes de protection du patrimoine architectural (présence de vestiges gallo-romains). Ainsi, la zone technique est au rez-de-chaussée afin d’être facilement accessible, et les espaces ouverts au public se trouvent à l’étage. Cette mise hors-sol offre au visiteur une vue spectaculaire sur Beaumont avant même de rentrer dans le hall d’accueil, et à chaque utilisateur une échappée visuelle propice à la détente.

A l’intérieur, différents bassins sont à disposition des usagers : un sportif de 25 x 15 m avec 6 couloirs, un bassin d’apprentissage de 100 m², un bassin pour les activités de 200 m² et une pataugeoire de 15 m². La structure dispose de 6 vestiaires collectifs, 25 cabines individuelles, 2 cabines familiales et un total de 432 casiers. “L’organisation intérieure est guidée par deux principes forts : l’autonomie et la modularité. Un circuit vestiaire public composé de quatre blocs traversant autonomes, ouvrables en proportion de l’affluence pour optimiser l’exploitation et les temps d’entretien. De plus, un circuit scolaire et groupes, indépendant avec ses sanitaires, douches et pédiluves, mène vers le bassin sportif. Parfaitement isolables, ces deux circuits permettent une exploitation publique et scolaire simultanées, le hall bassin prolongeant ce principe par la possibilité de séparation complète du bassin sportif du reste des activités aquatiques. Hors période scolaire et lors de forte affluence, les deux circuits possèdent des points de connexion qui permettent d’augmenter la fluidité et la capacité des vestiaires” décrit Etienne Chauvelier.

Cette zone aquatique est complétée par un espace bien-être, composé d’un sauna, d’un hammam, d’un bain bouillonnant et de douches massantes. A l’extérieur, les utilisateurs pourront profiter d’une plage minérale de 1 000 m², d’une plaine de jeux aquatiques de 60 m² et d’un solarium végétal de 3 300 m².

géothermie
Particularité du site, il est soumis à des contraintes de protection du patrimoine architectural : ainsi, les espaces ouverts au public, notamment les bassins, se trouvent à l’étage.

L’utilisation de la géothermie

Durant les phases d’études, le choix pour le chauffage s’était orienté vers une chaudière à bois, mais l’idée a été vite abandonnée, comme l’explique Alain Garbe : “cette solution demandait beaucoup de place : à l’intérieur, il y avait la chaudière, la zone de brulage, le tapis pour déplacer le bois et à l’extérieur, il fallait prévoir un espace de stockage important ainsi qu’une zone de circulation pour les livraisons de camions. De plus, le fait de ne pas maîtriser les coûts du bois, nous faisait un peu peur concernant les consommations”. Les élus ont donc réfléchi à une autre solution : “une nappe phréatique étant située en-dessous de la ville, une étude a été réalisée pour savoir si la capacité était assez importante, ce qui est le cas. Ainsi, à l’aide d’une pompe à chaleur, nous récupérons les calories de l’eau de la nappe, à température constante, pour le chauffage de l’eau et de l’air. Le puits est également utilisé pour remplir les bassins.

Nous n’utilisons donc l’eau de la ville qu’en solution de secours en cas de problème avec la nappe ; même chose avec le gaz, qui ne sera sollicité qu’en appoint, ce qui permet de réaliser d’importantes économies”.

A l’intérieur, différents bassins sont à disposition des usagers : un sportif de 25 x 15 m avec 6 couloirs, un bassin d’apprentissage de 100 m2, un bassin pour les activités de 200 m2 et une pataugeoire de 15 m2.

Une gestion en régie

La collectivité va s’appuyer sur le personnel de l’ancienne piscine : en plus des 17 agents déjà présents, 3 autres vont être recrutés, sans compter une moyenne de 10 agents vacataires intervenant tout au long de l’année et notamment pendant les vacances scolaires. “Dès le début, le personnel de l’ancienne piscine a été associé au projet afin de bénéficier de leur expérience. Les discussions ont permis d’apporter plusieurs modifications comme par exemple, le positionnement des points d’eau ou des vannes de manière efficace pour les vidanges ou encore le positionnement des sèche-cheveux dans les vestiaires” indique l’élu. L’ensemble de l’entretien est réalisé en régie, y compris le nettoyage. Celui-ci est facilité grâce à la conception des vestiaires qui peuvent être divisés lors des faibles affluences, et ainsi réduire le temps (et le coût) d’entretien. Au total, le budget de fonctionnement devrait être d’environ 1,2 million d’euros pour des recettes prévisionnelles estimées à environ 350 000 euros.

Pour cette première année, les élus ont estimé que le nouvel équipement va pouvoir accueillir environ 150 000 personnes dont environ 900 à 1 000 enfants par semaine en période scolaire.

 

Descriptif de l’équipement

Maître d’ouvrage

Communauté de communes du Haut Val d’Oise

Architecte

Arcos Architecture

Economiste

Icegem

Traitement d’eau et air

Soreib

Equipements vestiaires

Suffixe

Equipements sportifs

Futura Play

Sauna – hammam

Aqua Real

Chauffage – ventilation

Hervé Thermique

Durée des travaux

2 ans

FMI

699 personnes

Surface du bâtiment

3 654 m2

Tarifs

Adulte : 4 euros (6 euros hors CCHVO)

Enfant (3-7 ans) : 2 euros (3 euros hors CCHVO)

Enfant (8-13 ans) : 2,80 euros (4 euros hors CCHVO)

Coût

15 200 000 euros TTC

Subventions

Conseil régional Ile-de-France :
1 600 000 euros

CNDS : 600 000 euros

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Un nouveau départ pour la piscine du Haut Val d’Oise

Une pensée sur “Un nouveau départ pour la piscine du Haut Val d’Oise

  • 26 mars 2018 à 9 h 32 min
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    Traitement d’eau : Bouygues Energies & Services

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