“Le fait que la mise en service, l’année de bon achèvement et les réglages pour atteindre le “rythme de croisière” de l’équipement, soient assumés par l’opérateur privé, déleste d’autant les équipes techniques du maître d’ouvrage a fortiori si celui-ci ne dispose pas cette compétence en interne” d’Aldric Singher, responsable du service piscine du territoire du Pays d’Aix de la métropole Aix/Marseille.

Depuis quelques temps, les marchés publics globaux de performance se développent progressivement. La piscine Sainte-Victoire de Venelles (13) fut la première en France à être réalisée en Réalisation, Exploitation, Maintenance (REM). Aldric Singher, responsable du service piscine du territoire du Pays d’Aix de la métropole Aix/Marseille, donne son point de vue par rapport à son expérience, un an et demi après l’ouverture de l’établissement : “Tout d’abord, si celui qui conçoit et celui qui construit (le groupement lauréat) sont ceux qui exploitent ensuite les organes techniques, on peut supposer que la conception et la réalisation seront plus particulièrement soignées. Dans le cas contraire, c’est l’exploitant privé qui assumera les défauts de conception ou de réalisation, c’est donc une garantie de qualité pour la collectivité. En outre, la première année de mise en service d’un complexe aquatique est toujours la plus délicate (découverte du fonctionnement des organes, été période chaude, hiver période froide, faible et fortes  fréquentations, inertie…), il y a en effet une “culture” du bâtiment à acquérir qui se fait souvent à coup de tâtonnements, voire d’erreurs. Et surtout lorsqu’il s’agit d’équipements particulièrement technologiques (ozoneur, ultra filtration pour les eaux de lavage des filtres, centrale thermo dynamique double flux + PAC…), le fait que la mise en service, l’année de bon achèvement et les réglages  pour atteindre le “rythme de croisière”, soient assumés par l’opérateur privé, déleste d’autant les équipes techniques du maître d’ouvrage a fortiori si celui-ci ne dispose pas cette compétence en interne”.

Toutefois, il décèle également quelques inconvénients : ” Il faut s’assurer d’une parfaite réactivité du prestataire car sinon on peut avoir à faire face à des pannes majeures (week-ends par exemple). Le contrat à cet égard doit donc être précis et prévoir des pénalités. De plus, tout ce qui advient dans la vie d’un centre aquatique, n’est pas forcément prévu au contrat (compétitions, galas, soirées, animations…) alors que cela peut être une cause de dépenses énergétiques non prévues contractuellement (horaires allongés, coloration de l’eau des bassins, changement de consignes de températures air ou eau…). Il faut donc bien caler ce qui se passe dans ce genre de cas  (forfait à l’heure, formule de coût…) de telle sorte à éviter une rigidité de programmation qui empêcherait la piscine de vivre”.

 

La phrase

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